Rénovation énergétique, humidité & risque de mérule
La rénovation énergétique est aujourd’hui une priorité. Réduire la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre des logements tout en améliorant le confort des occupants est plus que jamais d’actualité !
Un logement mal isolé engendre d’importantes pertes de chaleur en hiver et souvent des surchauffes en été. Il devra en toute logique se voir proposer une amélioration de son isolation.
Les travaux de rénovation énergétique sont orientés en fonction des recommandations issus des diagnostics de performance énergétique et des audits. Ces travaux peuvent porter selon les cas sur :
- L’isolation de l’habitat,
- Le système de ventilation,
- Le système de chauffage,
- Le système de production d’eau chaude.
L’isolation d’un logement peut être améliorée de différentes manières :
- Isoler les murs par l’intérieur ou l’extérieur,
- Isoler les combles,
- Remplacer les portes et fenêtres,
- Isoler les planchers donnant sur des locaux non chauffés.
L’humidité est une composante indispensable au développement des champignons lignivores dont fait partie la mérule ; C’est pourquoi certaines améliorations doivent être réfléchies et mises en œuvre dans les règles de l’art en fonction des caractéristiques du logement concerné.
Isolation des murs, humidité et risque mérule :
Dans le bâti ancien, on peut être en présence de parois qui ne sont pas complètement étanches à l’eau (murs en pierre, mortier à base de chaux…). Les murs absorbent l’eau dont la teneur varie en fonction des saisons. Toute action d’isolation doit se faire en tenant compte de son impact sur l’équilibre hydrique du bâtiment et doit être conçue et réalisée pour permettre une bonne gestion des transferts d’humidité.
Une isolation qui aurait pour conséquence de limiter la « respiration des matériaux » est de nature à faire augmenter l’humidité dans ces matériaux et favoriser l’apparition de la mérule ou d’autres champignons qui dégradent le bois. C’est pourquoi et afin d’éviter l’apparition d’humidité et d’accroître le risque d’infestation par la mérule, il convient d’utiliser des matériaux adaptés et des techniques appropriées.
De même, avant tous travaux d’isolation, il conviendra de régler les désordres à l’origine de l’humidité déjà présente dans un logement (infiltrations d’eau de pluie, remontées capillaires, condensation sur un pont thermique, défaut de ventilation…). Traiter ces désordres avant toute rénovation évitera de piéger l’eau à l’intérieur des parois lors des travaux d’isolation par l’intérieur ou par l’extérieur.
La ventilation, un atout contre l'humidité et la lutte contre la mérule !
Comme la ventilation reste un excellent moyen d’éviter l’apparition de mérule, de champignons qui dégradent le bois ou de moisissures, il convient d’être vigilant dans la mesure ou la plupart des travaux de rénovation tendent à favoriser l’étanchéité du logement.
Par exemple, la pose de nouvelles fenêtres dans une habitation diminue considérablement les fuites d’air; Ainsi en améliorant l’étanchéité du logement et en l’absence d’une ventilation permanente et efficace, le risque de voir augmenter l’humidité dans le logement est important avec une probabilité accrue de voire apparaître des champignons du bois ou des moisissures.
La rénovation énergique d’un logement ne s’improvise, sans quoi les travaux réalisés peuvent rapidement induire des problèmes d’humidité, l’apparition de moisissures ou de champignons dégradant le bois tels que la mérule, les coniophores…